Direction djerba
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Voici venue l’été, les djerbiens se preparent à renter via djerba pour un été de folie, de soleil, de plage, de retrouvaille ou tout simplement de repos.Ils faut au moins un mois au jerbien pour préparer son voyage, chacun son mode de transport avion ou bateau, les bagages qui s’entassent,valise sur valise, pleines de cadeaux,de vetements tout neuf pour les “jerbi_stars” et les “jerbieNe_starlettes”.A cette période de l’année les bureaux administratives consulat et autres sont pleines à craquer,chacun pressé de régulariser ses papiers pour ne pas rater le rendez-vous.Les comptoirs des agences de voyages sont bondés de tunisien de toute les régions,ne pensant plus ni à la crise,ni au prix des billets, songeant à l’eté djerbiens.
Billet en poche, il reste à passer l’etape du voyage ,qui est le plus grand ,interminable parcours du djerbien avant sa récompense d’etre chez lui,sur son ile d’amour.
Il y a aussi les jeunes fiancés qui se preparent à fèter , à s’unir avec leurs destinés et pas autre lieu qu’à djerba, revant chacun de son cotés en attendant l’union sacrés, en savourant ces derniers de célibat, en étant pressés de voir l’etre aimés ou en appréhendant ce moment qui arrive à grand pas.
Le voyage par avion est le moyen le plus rapide en générale, mais détrompé vous, pas pour le djerbien,les queues d’attente au comptoir d’embarquement sont interminables pour ne pas dire infini.
Mais bon, le plus important c’est la destination et l’arrivée à l’aeroport de Djerba.
Le voyage par bateau est trés agréable, aprés avoir passer la douane et avoir embarquer, il ne reste plus qu’ à se détendre et rever en contemplant cette jolie mer bleu, de temps en temps en apperçoit des dauphins qui en l’air de servir de cortège au bateau,
l’arrivée est un peu plus dur,car il faut passer la douane tunisienne et ce n’est pas chose facile…
marseille, la joliette
vue de la goulette
la goulette, port de débarquement
le tunisien ne voyage pas léger
Tunisie : L autre Djerba
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Djerba est un des lieux les plus silencieux du monde
C’est Simone de Beauvoir qui a un jour écrit que « Djerba est un des lieux les plus silencieux du monde ». Et peut-être est-ce justement de la mer que l’île tient son insolite silence. Aussitôt débarqué sur cette « oasis maritime », et avant même d’entrer dans le bruissement de la petite capitale insulaire, le silence du Bordj el Kbir s’impose au visiteur. Ceinturant la ville de Houmt Souk, les murailles dorées ont pendant des siècles et des siècles absorbé les vacarmes guerriers et les cris des marchands. Elles ne réverbèrent plus aujourd’hui que le temps qui passe. Peut-être un peu plus lentement ici qu’ailleurs, dirait-on…
A ceux qui veulent découvrir la petite capitale djerbienne au-delà de ses inévitables boutiques à touristes, Houmt Souk réserve quelques agréables surprises, à découvrir au fil de la vieille cité. Ici, un caravansérail offre une ombre et une fraîcheur bienvenues. Là s’étendent de sombres galeries à l’abri des chauds rayons du soleil. Plus loin des mosquées empreintes de spiritualité jouxtent des places commerçantes gavées d’échoppes, de victuailles et de matériel. Là-bas s’allongent les souks où la fébrilité des activités - chaudronniers, orfèvres,… - est largement tempérée par la chaleur et une certaine indolence insulaire. Ailleurs, les restaurants de poissons embaument les abords de la place Hedi Chaker…
Tout autour, des jeunes femmes habillées à l’occidentale côtoient des vieillards assis sur un banc, arborant le traditionnel « khadroun » (manteau de laine). Tout autour, les résonances berbères renvoient aux intonations arabes, aux interpellations en français ou aux cris en allemand, en un vaste tableau surréaliste empreint de chaleur et de sérénité.
Une île fragile
Et puis, on quitte la ville pour s’enfoncer dans l’île où les villages et les bourgs semblent presque se cacher derrière leurs rideaux de palmes. C’est en pénétrant ces paysages que l’on apprend à mieux connaître l’île. A mieux comprendre que si elle était jadis apte à épouser les contraintes imposées par Dame Nature, elle est aujourd’hui écartelée entre des méthodes anciennes et éprouvées qu’il faut peut-être totalement abandonner, et un certain modernisme qui n’est ni totalement maîtrisé, ni complètement accepté tant il est vrai qu’il est loin d’avoir déjà fait ses preuves. Au carrefour des peuples, cette véritable île-jardin en devient surtout une île pleine de fragilité. Une île qui fait l’expérience - brutale et sans concession - du passage d’un monde traditionnel et ancestral à un monde moderne rude et sans mesure : l’irrigation ne paye plus son homme, le vilain plastique remise l’art du potier au rang de fantaisie touristique,… Et même si, courageusement, certains Djerbiens semblent aller à contre-courant et veulent absolument poser les justes questions (sans toutefois obtenir de bonnes réponses…), on est légitimement en droit de se demander ce que les années à venir vont réserver à l’agriculture traditionnelle, à l’architecture typiquement locale, au mode de vie ancestral et à la mentalité d’une population qui est de plus en plus à l’image de son île : déchirée entre une séculaire tradition ancrée au plus profond de l’âme djerbienne et un modernisme outrancier imposé par une société occidentale qui n’en finit pas de ravager le monde sans le moindre scrupule…
Rêveries djerbiennes
C’est à tout cela - et à bien d’autres choses encore - que l’on songe en découvrant l’île aux sables d’or décrite par Flaubert dans l’une de ses œuvres. Toutefois, l’or n’est ici qu’une image. Qu’un mirage parfois aussi… Car la véritable richesse de Djerba se niche ailleurs.
Elle se cache à l’ombre des murs de la synagogue de la Ghriba, symbole de la présence juive sur ce petit bout de terre d’Islam. Elle s’élève au sommet du phare du Rass Ta Guermess, au nord-est. Elle s’enfonce au cœur des profondes « Ghirans », juste le temps de toucher du doigt cette précieuse argile qui s’épanouira bientôt sous les mains du potier. Elle s’assoupit à l’ombre des palmiers-dattiers. Elle s’exprime dans le pas nonchalant du chameau qui, oubliant depuis longtemps qu’il tournait autour des puits, promène avec désinvolture les touristes sur son dos. Elle se goûte au hasard d’une datte ou d’un fruit juteux à souhait. Elle s’enivre en suivant quelques notes de musique traditionnelle. Elle se faufile entre les échoppes du marché hebdomadaire de Midoun. Elle s’alanguit sous les oliviers de Mahboubine. Elle joue la carte de l’émerveillement face aux belles maisons à coupoles de Sedouikech. Elle se penche avec une certaine gourmandise au-dessus des « pêcheries fixes » de Bordj Jillij. Elle se recueille dans la salle de prière de la mosquée d’El May, typiquement djerbienne…
Elle est là. Elle est partout et nulle part à la fois. Elle est discrète et pourtant omniprésente. Toujours pudique, la véritable richesse de Djerba ne se dévoile qu’aux yeux de ceux qui vont au devant d’elle…
Philippe Chavanne
http://www.participez.com/reportage.php?id=267
Le djerbien
actualités RéagirLe Djerbien
L’histoire riche en événement de l’île a sûrement façonné le caractère du Djerbien. Tant de peuples et de civilisations ont marqué l’histoire de Djerba. Le Djerbien, comme il était décrit par beaucoup d’historiens, possède une nature calme, un esprit très rigoureux et logique. Sa courtoisie et sa générosité charment les visiteurs de Djerba. Malgré que le Djerbien ait connu durant son histoire des moult guerres et invasions ennemis reste accueillant et chaleureux envers tout étranger désirant admirer la beauté de cette île. Il est très conservateur, attaché aux traditions aime bien une vie simple et tranquille.
La population de Djerba a conservé son originalité et trouve son identité dans une culture musulmane. Le Djerbien est pieux mais tolérant et n’a aucun mépris envers les autres religions et arrive à cohabiter avec d’autres populations de confession différente tel que le Judaïsme et le Christianisme.
Le Djerbien aime bien vivre en communauté mais en préservant sa vie privée. Ses pensés ne sont pas basées sur des préjugés ethniques puisqu’on constate que les habitants de Djerba sont composés de plusieurs communautés ethniques et religieuses.
Tout d’abord la communauté noire installée depuis plusieurs siècle dans l’île, fait partie intégrante de la population de Djerba. Entièrement islamisé et arabisé cette communauté, originaire de l’Afrique noire, ne peut pas être distinguée du reste de la population ni par son mode de vie ni par ses coutumes.
Ensuite la population juive ne peut pas être distinguée par un simple visiteur du reste de la population ni par sa tenue vestimentaire ni par l’aspect physique. Ils parlent la même langue que les autochtones avec un accent légèrement distingué.
Le Djerbien est un voyageur et négociant par nature, là où il s’installe laisse une bonne impression. Avant de se consacrer quasi exclusivement au commerce la population Djerbienne était rurale et artisanale. L’exceptionnelle réussite du Djerbien dans le secteur commercial ne laisse pas les chroniqueurs indifférents sans essayer d’analyser les origines de cette réussite, est ce c’est le sens de profit ou la rigueur et l’acharnement au travail ? Le Djerbien on le trouve très présent hors des frontières de son île, supporte plus qui conque l’éloignement de sa famille et parfois même d’une façon exagérée pour chercher plus de profit et richesse.
Mais est ce que toutes ces qualités que possédait le Djerbien sont toujours présentes et le font distinguer des autres. Je laisserais à chacun d’essayer de tirer conclusion ou d’observer si les principes tel que l’honnêteté, la tolérance, la générosité … marquent toujours le caractère du Djerbien ?
Tenue traditionnelle des femmes jerbiennes,un drap décorés en coton ou en lin.
Le jerbien porte la blousa,faites à partir du lin,trés legere,confortable elle preserve du soleil et ne tiens pas chaud.
Salah-Eddine Tlatli Djerba et les Djerbiens, préface de Jean Despois Imprimerie J. Aloccio Tunis, 1942
actualités RéagirAu fil d’une monographie très documentée sur la géographie, l’histoire et l’état de la société djerbienne (à la fin des années 1930), Salah-Eddine Tlatli développe une précieuse analyse de l’insularité ; en témoigne la récurrence d’expressions élevant l’objet de son étude au rang de figure éclairante d’un mode d’être et de vie : Djerba y est représentée successivement comme une « île-oasis », une « île-refuge », une « île-jardin », ou encore une « île de fracture ».
Au regard de la géographie pourtant, le statut insulaire de Djerba semble peu marqué voire contestable : « un infime détroit la sépare du continent ; du côté d’El-Kantara, la mer est si peu profonde que les Romains ont relié l’île au continent par une chaussée aux environs de laquelle se trouve le gué de Trik-ej-Jemmel qu’empruntent aujourd’hui encore les chameliers » ; mais, ajoute aussitôt l’auteur, « à peine débarqué à Djerba, on a l’impression d’être dans un monde nouveau où tout contraste avec le continent qu’on vient de quitter », à commencer par le climat : « on croirait avoir fait un bond dans une zone climatique à part, qui n’est ni la zone tropicale ni la zone tempérée ». Comme accordés à ce climat radicalement différent, les Djerbiens parlent une langue autre que celle du continent si proche et la pratique religieuse qui prévaut est, dans le reste du pays, tenue pour schismatique.
Directement ou indirectement, les contraintes naturelles ont orienté le devenir du lieu, et Salah-Eddine Tlatli s’efforce de relever les réponses souvent novatrices et toujours pragmatiques mises en œuvre par les insulaires ; ce faisant, il expose la trame d’une civilisation originale, farouchement attachée à son indépendance, mais toujours étroitement impliquée dans le cours des affaires du reste du monde. De cette exceptionnelle faculté d’adaptation témoignent, entre autre, une gestion rigoureuse des pêcheries, la recherche d’un commerce extérieur équilibré, ou la pratique d’une émigration « saisonnière, ou plutôt annuelle » qui, loin d’entraîner la rupture avec la communauté insulaire, permettait de pallier les effets d’une croissance démographique particulièrement élevée.
Djerba et les Djerbiens, monographie régionale / Salah Eddine Tlatli ; préface de Jean Despois. - Tunis : Imprimerie J. Aloccio, 1942. - [2]-213 p., -22 pl. : ill. ; 23 cm.
Une histoire mouvementée, où les épidodes d’intense violence ne sont pas rares — ainsi, à la fin du Moyen-âge, « c’est l’esprit des croisades » qui prévaut —, témoigne de l’obstination à maintenir un art de vivre en société qui, pour l’auteur, constitue la caractéristique dominante qu’il tient à souligner dans sa conclusion : « certains peuples d’Europe se sont efforcés vainement, à force de haine et de passions artificielles, de créer cette société que, depuis des siècles, la société djerbienne a pleinement réalisée et qui se transmet par un traditionnalisme tenace. C’est que l’exiguité du cadre a créé cette solidarité, cette unité, ce bloc entre l’homme et son milieu ». On n’est pas loin de l’île des Lotophages chantée par Homère (cf. extrait ci-dessous). On ne peut s’empêcher d’attendre qu’un travail de même qualité rende compte des évolutions subies par l’île et sa population durant la seconde moitié du XXe siècle.
EXTRAIT:
Quel est le Lotos dont parle Homère 1 ?
Il faut, pour l’entrevoir, songer à tout ce que la mythologie ancienne a d’allégorique et presque de symbolique. Le Lotos est simplement une allégorie poétique, et il serait aussi vain de lui chercher une réalité botanique qu’il serait vain de chercher un fondement réel aux personnages mythologiques ou aux allégories d’un « Roman de la Rose », ou même à la « Pomme du péché originel ».
Alors on comprend l’imprécision voulue du Divin Poète : le Lotos est le fruit d’une fleur. Cette fleur c’est la beauté d’une île enchanteresse, c’est la poésie du repos après la tempête au milieu d’une nature hospitalière, c’est la joie de vivre un instant dans la plénitude de la paix et de l’oubli de ses soucis, c’est en somme un des aspects les plus souriants du Bonheur (…). Et comme le propre du bonheur humain est d’être passager et ephémère, celui des compagnons d’Ulysse ne dure pas. « Mais je les envoyai prendre, et malgré leurs larmes, je les fis monter sur leurs vaisseaux … ».
Homère a parlé en devin, dans son style allégorique. L’humanité assoiffée de bonheur a cherché — et cherchera encore — une solution dans le domaine du concret, car elle ne peut se contenter d’allégories.
Ceux qui veulent avoir la clef du mystère n’ont pas à la chercher dans l’interprétation des textes antiques, mais plutôt à venir se tremper dans le pays du Lotos. Ils y deviendront Lotophages sans le savoir et comprendront alors ce qu’a voulu dire l’auteur de l’Iliade et de l’Odyssée.
Lotos et Lotophages, p. 76
1. Voici qu’au détour du Malée, le courant, la houle et le Borée me ferment le détroit, puis le port de Cythère. Alors, neuf jours durant, les vents de mort m’emportent sur la mer aux poissons. Le dixième nous met aux bords des Lotophages, chez ce peuple qui n’a, pour tout mets, qu’une fleur.
On arrive ; on débarque ; on va puiser de l’eau, et l’on prépare en hâte le repas que l’on prend sous le flanc des croiseurs. Quand on a satisfait la soif et l’appétit, j’envoie trois de mes gens reconnaître les lieux, — deux hommes de mon choix, auxquels j’avais adjoint en troisième un héraut. Mais, à peine en chemin, mes envoyés se lient avec des Lotophages qui, loin de méditer le meurtre de nos gens, leur servent du lotos. Or sitôt que l’un d’eux goûte à ces fruits de miel, il ne veut plus rentrer ni donner de nouvelles.
Je dus les ramener de force, tout en pleurs, et les mettre à la chaîne, allongés sous les bancs, au fond de leurs vaisseaux. Puis je fis rembarquer mes gens restés fidèles : pas de retard ! à bord ! et voguent les navires ! J’avais peur qu’à manger de ces dattes, les autres n’oubliassent aussi la date du retour.
DJERBA
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DJERBA la douce:
Flaubert disait de Djerba “l’air est si doux qu’il empêche de mourir”. Et c’est un fait : grâce aux effets modérateur de la mer, l’île de Djerba bénéficie d’un climat exceptionnel pour la Tunisie. Les températures restent supérieures à 20 °C à partir d’avril-mai et jusqu’en octobre-novembre. Le printemps et l’automne constituent donc deux saisons de choix pour visiter l’île en toute quiétude, hors des grandes migrations touristiques.
Car Djerba est une destination balnéaire très prisée. De nombreux hotels ont été construits : ils se concentrent le long du littoral (l’île compte 20 km de plages sur 125 km de côtes), en particulier sur la côte est. En revanche, l’intérieur est encore largement préservé. Les champs d’oliviers alternent avec les menzels : ces maisons traditionnelles sont blanchies à la chaux et entourées d’un verger clos par des murets. Les troupeaux de chèvre se rencontrent dès qu’on quitte les grands axes, et on peut aussi croiser un ou deux chameaux à l’ombre des palmiers.
Rurale et encore largement préservée, Djerba est à découvrir à l’occasion de l’une des nombreuses excursions proposées par les agences réceptives situées dans les hôtels. Même si les plages de l’île sont très agréables, il serait dommage de ne réaliser qu’un séjour balnéaire. L’idéal est d’alterner un jour au bord de l’eau et un jour en excursion. En fonction de vos goûts, vous privilégierez la découverte de l’artisanat (poterie), de l’architecture ou des paysages.
Au sud de la Tunisie, l’île de Djerba est bien connue depuis longtemps. C’est la destination préférée des touristes, qui viennent y chercher la douceur du climat, le soleil et la mer. L’île n’est pas grande, 25 km sur 22 km, et ne présente aucun relief. Les habitants peinent à cultiver la terre mais vivent en harmonie avec la nature. En été Djerba est envahie par les touristes et les hôtels sont très nombreux sur la côte nord-est. On vous conseille donc d’y aller hors saison.
Le climat de Djerba est de type méditerranéen mais à tendance semi-aride car il se trouve au carrefour des masses d’air méditerranéennes et sahariennes. Ainsi, la température annuelle moyenne y est-elle de 19,8 °C, les moyennes mensuelles ne dépassant guère 30 °C ni ne descendant au-dessous de 8 °C. En été, la moyenne maximale atteint 32,7 °C mais se trouve atténuée par la brise marine, alors qu’en hiver, les moyennes mensuelles sont supérieures à 12 °C. Emmanuel Grevin parle ainsi de « cinquième saison » à Djerba :
« À Sfax, l’hiver vous aura quittés ; à Gabès vous trouverez le printemps ; à Tozeur l’été ; et à Djerba vous découvrirez la cinquième saison. Mais oui Monsieur, la cinquième saison, ce climat spécial à l’île de Djerba, si étrange, fait de sécheresse extrême, de brise marine, de fraîcheur et de rosées nocturnes, de quelque chose de rationnel, de tempéré en tout. »
Gustave Flaubert fait décrire à Mathó, dans le chapitre IX de son roman Salammbô, cette « île couverte de poudre d’or, de verdure et d’oiseaux, où les citronniers sont hauts comme des cèdres […] où l’air est si doux qu’il empêche de mourir ».
Au niveau des précipitations, Djerba est la région la plus arrosée (248,8 millimètres) de toutes les régions au sud de Sfax, la moyenne des jours pluvieux se montant à 40 par an. Plus de 60 % des précipitations se concentrent entre les mois de septembre et décembre avec un maximum en octobre (28% du total annuel). Néanmoins, l’essentiel de la moyenne annuelle peut se répartir sur trois à quatre averses seulement. La saison sèche débute en avril et l’été voit rarement la pluie tomber. L’humidité et la rosée nocturne sont deux facteurs vitaux pour la flore de l’île.
Suivant les saisons, Djerba connaît des vents dominants de directions différentes. De novembre à mars, ce sont les vents d’ouest qui dominent avant d’être remplacés de mars à la mi-juin par le sirocco, vent chaud s’accompagnant souvent de tourbillons de poussière. Avec l’arrivée de l’été dominent les vents d’est porteurs de fraîcheur.






